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Nuno Resende, de l’ Eurovision à « The Voice – La plus belle voix »

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« Le résultat de l’Eurovision n’était pas le reflet de la qualité de la chanson »

Nuno Resende a participé au Concours Eurovision en 2005 pour la Belgique, avec « Le Grand soir ». Aujourd’hui, il est dans une autre compétition, « The Voice – La plus belle voix » sur TF1. Rencontre.


(Crédit : Clovis Lalanne)

Vous avez terminé 22è sur 25, à Kiev. Vous étiez déçu ?
J’aime beaucoup la chanson et qu’elle était très à propos et facile à défendre, parce que le texte me parlait beaucoup. Il y avait une belle envolée et un certain lyrisme. Après, le résultat pour moi n’était pas un reflet de la qualité de la chanson et de mon interprétation. On aurait dû juger la chanson avant tout. Et puis, il y a la sphère politisée derrière qui faussent un peu le résultat.

Vous vous êtes remis en question ?
Pas du tout. J’étais dans une autre dynamique. J’avais un bar karaoké à Bruxelles, et je suis retourné à mes affaires.

Vous referiez l’Eurovision ?
Je ne sais pas… Je vous avoue que c’est un peu comme l’aventure « The Voice », Alec Mansion m’a appelé pour me proposer l’Eurovision. Il avait quelques chansons avec d’autres artistes à proposer. On s’est retrouvé en finale et on s’est retrouvé à Kiev. C’est un peu parti d’une rigolade, à un moment où je n’avais rien à faire.

Quel conseil donneriez-vous à Roberto Bellarosa ?
De rester lui-même et de donner le meilleur.


(Crédit : TF1)

Vous êtes déjà connu. Pourquoi faire « The Voice » ?
Au départ, j’étais parti pour faire la tournée de la comédie musicale « Adam et Eve ». Comme elle a été annulée, je me suis demandé ce que je pouvais faire, et comme ça fait des années que je vois des concours à la télé… Et depuis « Pour la gloire » (RTBF), je n’en avais plus fait. C’est parti d’une envie un peu folle, et au fur et à mesure que l’aventure avance, je me rends compte de l’impact et des enjeux du programme.  D’une blague, je me retrouve devant 8 millions de personnes qui vous regardent.

C’est cette exposition qui vous attirait ?
Clairement, mais ces deux dernières années , j’ai fait pas mal de promo en télé pour les comédies musicales, mais c’est plutôt le personnage ou le groupe qui est mis en avant. L’impact est différent  qu’un passage, même de 2 minutes dans « The Voice ».

Il y a déjà des retombées de votre passage dans les « Blinds » ?
Je le remarque sur les réseaux sociaux, surtout. Les jeunes me reconnaissent. C’est assez incroyable alors que je ne suis passé que quelques minutes à la télé.

Florent Pagny est sympa comme coach ?
On n’a pas eu beaucoup de contacts. Il nous a donné des petits conseils durant la préparation, mais surtout avec toute une équipe que nous travaillons.

Vous collaborez au nouvel album de Lara Fabian et elle est assistant-coach. Ce n’est pas Borderline comme situation ?
Ma collaboration avec Lara se limite à prêter ma voix-témoin pour un duo avec elle sur un titre dans la préparation de l’album. Je ne pense pas que la chanson en question a été retenue. Mais, c’est Chimène Badi qui m’a surtout coaché.

Vous vous faites conseiller par des gens du milieu plus jeune…
On a toujours à apprendre de tout le monde, même des jeunes talents tout frais et qui ont plein d’énergie. Ils ont une envie folle d’y aller et on apprend beaucoup avec eux.

Votre objectif dans la compétition ?
J’aimerais beaucoup faire la tournée. Mon métier, c’est ça. Être sur scène et partager ma passion avec les gens. « The Voice », pour moi, est surtout un moyen d’atteindre cet objectif de pouvoir faire des spectacles.

Dans « The Voice », des chanteurs déjà connu sont passés sans que les coachs ne se retournent, c'était une hantise ?
Oui, j'étais conscient que je prenais un gros risque. C'est délicat de se dire que vous faites ce métier depuis pas mal d'années et finalement personne ne se retourne. Si jamais je ne suis pas pris, qu'est-ce que les gens vont penser. On est bridé par cette crainte-là.

On vous connait surtout dans des comédies musicales. Vous avez une étiquette ?
Non, j’aime bien ce côté défi où on mélange de danse, de théâtre et de musique.  C’est une toute autre démarche artistique.  On prête sa voix et une âme à un personnage. Je suis quelqu’un de très pudique, et de se dévoiler dans un projet personnel. Ici, je suis quelqu’un d’autre et je chante les chansons de quelqu’un d’autre… J’aime bien être au service d’un personnage. Je ne me cache pas derrière, sinon, ce serait un peu lâche. Je prête mon talent tout simplement. Pour l’étiquette, je n’ai pas trop l’impression d’en avoir une. Je fais mon métier et j’aime bien ce que je fais. Et si après « The Voice », je dois renouer avec la comédie musicale, ce sera avec grand plaisir.

C’est « La Belle et la Bête » (1999) qui vous a donné gout à ce registre ?
Oui, c’était un hasard si je participais à « La Belle et la Bête ». Philippe D’Avila m’a contacté pour que je passe le casting avec ma copine de l’époque. Au final, Philippe a arrêté parce qu’il avait été pris sur « Roméo+Juliette », et j’ai eu un rôle dans « La Belle et la Bête ». Par la suite, j’ai retrouvé D’Avila puisque j’étais sa doublure sur « Roméo+Juliette ». Ca a duré plus de ans, et ensuite, j’ai enchainé sur « Les Demoiselles de Rochefort ». Je me suis formé sur le tas grâce à Roméo et Juliette où j’ai remplacé aussi des danseurs au pied levé.

La France est un passage obligé ?
Après avoir fait « La Belle et la bête », j’ai vite compris que ce serait difficile parce que vous avez des médias divisés et qui se brident l’un l’autre, dans un pays qui est aussi divisé. C’est impossible d’évoluer avec un spectacle de ce genre en Belgique (« La Belle et la bête » était produit par Hervé Meillon, alors animateur sur RTL – NDLR). Autre constat. On a fait 346 représentations pour « Mozart, l’opéra-rock », c’est un chiffre difficile à tenir en Belgique. Quand on vous engage sur un spectacle qui dure 2 ans, vous avez du temps pour voir venir…

Si vous remportez le contrat avec la maison de disque, quel style d’album sortirez-vous ?
C’est la bonne question. Je suis quelqu’un qui aime beaucoup chanter en anglais. Je verrai sur le moment, car à vrai dire, je n’ai pas d’idée bien définie. J’ai déjà chanté dans pas mal de styles différents…

L’an dernier, dans « The Voice », il y avait une autre candidate du Concours Eurovision 2005…
Oui, Lise Darly. C’est drôle, parce qu’il y a quelques semaines, on s’est croisé dans une soirée privée. Nous ne nous étions plus revus depuis Kiev. Du coup, on a beaucoup discuté de « The Voice ». C’est marrant d’avoir plein de choses en commun comme ça dans notre parcours...

Propos recueillis par Pierre Bertinchamps

BELGIQUE - Nuno Resende - Le Grand soir (@Kiev, 2005)

 
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