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Rencontre avec la représentante française...

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Anggun : « La véritable star, ce sera la chanson ! »

En décembre dernier, Eurovision-Info était le premier média francophone dédié au Concours Eurovision de la Chanson à publier une interview d'Anggun. Cinq mois plus tard, c'est le grand jour ! L'occasion de redécouvrir cet entretien exclusif avec un certain recul et mise en perpsective...

Il y a deux semaines, France Télévisions annonçait qu’Anggun serait sa candidate pour Bakou, pour le Concours Eurovision. La chanteuse était de passage à Bruxelles, le weekend dernier, et Eurovision-Info n’a pas résisté à l’envie d’en savoir un peu plus sur la participation française de 2012. 

 

Comment se retrouve-t-on embarquée dans l’aventure « Eurovision » ?
C’est une décision, au départ, prise par France Télévisions. On me l’a ensuite proposée. J’ai répondu : « Pourquoi pas… oui ! ». J’étais agréablement surprise parce que je n’avais pas postulé pour le faire. Je sais que d’autres artistes avaient fait la demande, mais pas moi.

On raconte que vous auriez déjà dû faire l’Eurovision l’an dernier. Info ou intox ?
C’est aussi une chose que j’ai appris. Mon nom a été mentionné à plusieurs reprises l’an dernier. Et il restait Amaury Vassili et moi, dans la course. Je n’étais pas du tout au courant de cela, il y a un an.

En parlant d’Amaury Vassili, sa mésaventure à Düsseldorf ne vous fait pas peur ?
Le titre de l’Eurovision, c’est « Concours Eurovision de la CHANSON ». C’est une compétition autour de la chanson. Pas de l’interprète…

Mais c’est l’artiste que l’on met en avant ou que l’on envoie au casse-pipe...
Bien entendu, je ne suis qu’un messager. La véritable star, c’est la chanson. Il faut soigner la performance, la prestation, etc… Je vais faire de mon mieux pour que le titre soit mis en valeur. Mais pour que l’ensemble fonctionne, il faut aussi que la chanson colle à mon image.

L’annonce a été faite très tôt. C’était pour conjuguer une sortie de votre album et communiquer en même temps sur le Concours ?
Non, pas du tout. Vous savez, je ne suis pas décisionnaire de quoi que ce soit dans la communication autour de l’Eurovision. C’est France Télévisions qui a décidé de la faire plus tôt que d’habitude, cette année. Les deux sont tombés pile-poil avec la promotion de mon dernier album…

Et les réactions autour de vous ?
Mes amis, ma famille, et même mon dentiste étaient fiers ! (rires) C’est quelque chose de très touchant pour moi d’avoir été choisie par la France. Je suis d’origine indonésienne, je ne porte la nationalité française que depuis une dizaine d’années. Et je ne parle la langue aussi que depuis un peu plus de dix ans. M’accorder une telle confiance, je trouve ça génial. C’est un honneur et un fameux pari aussi pour une nation d’être représentée par quelqu’un qui à mon physique, il va certainement y a voir des pours comme des contres.

Vous avez plusieurs fois évoqué les termes de « show à l’américaine ». Vous voyez quoi exactement ?
Quelque chose qui va en mettre plein la vue ! Je pense que ça n’a jamais été fait pour la France, et c’est cela aussi qui me motive. Je voudrais faire une prestation moins « française » où c’est souvent un thème lent. J’aimerais bien que la chanson soit bilingue, avec une partie en anglais. La langue française est très belle, et je suis fière de l’employer, mais en même temps pour la compréhension et l’accessibilité des autres pays qui ne comprennent peut-être pas très bien le français. Pourquoi ne pas aussi chanter en anglais ?

Est-ce qu’on peut déjà lever un coin du voile ?
Tout ce que je peux vous dire, c’est que ce sera plutôt rythmé.

L’annonce sera faite dans moins d’un mois. On travaille donc dessus depuis des semaines ?
Non ! J’ai appris par France Télévisions que je serais leur candidate, il y a une quinzaine de jours. Et ils m’ont dit aussi qu’ils étaient encore à la recherche de la chanson. Donc, nous avons une certaine pression pour trouver un bon titre et qui me corresponde, pour être dans les temps…

Votre popularité dans plus d’une trentaine de pays va jouer ?
Je pense que ça faisait partie des arguments qui ont amené France 3 à me désigner. D’un autre côté, je préfère me dire aussi que ce sont mes qualités artistiques qui ont penché dans la balance avant tout.

L’Eurovision, ça évoque quoi pour vous ?
C’est une très belle idée de rassembler toute l’Europe, autour de la chanson. C’est un rendez-vous très important pour de nombreux pays. Regardé par plusieurs centaines de millions de personnes. L’Eurovision fait partie de l’évènement qu’il ne faut pas rater. Après, il y a les travers comme les affinités entre pays voisins ou les échanges géopolitiques qui jouent un rôle dans les votes. Ces choses-là me dépassent un peu. Pour moi, il n’y a que la chanson et la musique qui comptent. J’ai vraiment hâte d’être en Azerbaïdjan. Je ne connais absolument pas cette région. C’est exactement à la séparation entre l’Orient et l’Occident.

Vous incarnez aussi ce mélange Orient/Occident…
Oui, mais physiquement je suis encore plus loin que l’Orient…(Rires)

Vous auriez fait l’Eurovision 15 ans plus tôt quand vous avez débuté en France ?
Je ne pense pas. Je ne me suis jamais posée la question, d'ailleurs. A cette époque, je n’étais pas française et je ne parlais quasiment pas le français.

Vous suivez le Concours en général ?
L’an dernier, oui, parce que je me trouvais à Paris à cette période-là.  J’ai vu aussi l’année où Patricia Kaas représentait la France en Russie. Pour les autres éditions, non, car je n’étais pas du tout en Europe, mais grâce à Youtube, on peut aller rechercher les passages des chanteurs et se faire sa propre opinion. C’est comme ça que j’ai pu voir la prestation assez drôle de Sébastien Tellier où même les choristes étaient barbues.

Vous allez assumer le côté un peu kitsch drainé par l’Eurovision ?
Je trouve étrange que l’on véhicule cette image-là. Les gens ont tendance à s’arrêter sur des images poussiéreuses des années 70 ou 80. Mais, depuis cinq ans, si vous prêtez attention au show, c’est magnifique. Ce sont les Jeux Olympiques à Pékin ! Ça pète de partout ! Après, il y a la qualité des chansons participantes. Je me souviens avoir vu un groupe avec des ailes de papillons – « Butterflies » par le groupe 3+2 pour la Biélorussie en 2009, ndlr –, on peut ne pas aimer, mais ça marque aussi les téléspectateurs, la preuve...

Une chanson qui vous a marquée ?
Je vous avoue que je n’en ai pas regardé assez. Mais je travaille pour l’instant avec Gérard Lenorman, et je sais qu’il avait aussi représenté la France - en 1988 à Dublin, ndlr - avec une chanson qui au départ avait été écrite pour Julio Iglesias… J’ai vu l’extrait, il n’y a pas longtemps et sa coupe de cheveux et sa veste un peu trop grande m’ont marquées…

Pourquoi pas une chanson en duo pour Bakou ?
C’est une bonne idée. Mais cette décision est du ressort de la chaine…

Vous avez votre mot à dire ?
Je suggère des idées par rapport à la chanson ou la prestation scénique. Les décisions sont prises de concert, mais je n’impose rien.

Quelles sont les consignes de France Télé ? Un top 10 ?
Absolument rien !

On annonce un Asiavision pour 2013. Vous seriez (re)partante pour défendre les couleurs de l’Indonésie ?
En même temps, je ne vais pas me spécialiser dans les candidatures de Concours (rires). Et pour Bakou, ce n’est que dans moins de six mois, et je sens déjà que la tension est très palpable autour de la participation française…

> Anggun - Puppet on a string (France 3 - 2011)

Propos recueillis par Pierre Bertinchamps
 
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